Echanges Economiques

Echanges Economiques

La RDC peut s’inspirer de l’Ethiopie en se montrant volontariste et en se lançant sans atermoiement (50) dans les projets des développements énergétiques. Comme l’’Ethiopie, elle devrait chercher à mobiliser les fonds en priorité à partir des ressources des congolais. Ce qui implique une guerre sincère contre la corruption.

Les échecs scolaires sont sources de bien de déceptions conduisant parfois vers des chemins alternatifs – chemins qui ne sont que des chemins de fuite puisque des options comme l’alcoolisme ou la drogue ne conduisent nulle part.

Dans la vie d’un jeune, il faut des encadreurs qui soient capables d’aider à réinventer des voies alternatives génératrices d’idées qui ouvrent la voie vers de nouvelles sources d’enthousiasme.

Rappelez-vous cette histoire : a un jeune homme extrêmement brillant, venant de terminer son école secondaire, voici ce que lui dit l’un des professeurs : « Monsieur, tout au long de ces 7 ans d’études, au sein de notre Établissement, vous avez réussi sans jamais essuyer un échec. C’est fort dommage car les échecs sont également de précieuses écoles de formation. Dans la vie, il faudra, un jour, apprendre ce que nous n’avons pas pu vous faire apprendre, à savoir l’art de vous relever d’un cuisant échec. Ce sera, par exemple, le cas d’un ami ou d’un conjoint qui vous aura lâché pour des raisons que vous ne comprendrez jamais. Il faudra vous relever, à tout prix, et continuer votre chemin sans jamais vous poser mille et une questions productives, pour lesquelles vous ne posséderez certainement pas de réponses adéquates. L’essentiel est de se relever et de continuer le chemin vers un avenir toujours meilleur ».

Elles ne peuvent pas être, avant tout, un business, là où la population n’a pas de ressources crédibles comme c’est le cas en RDC.« Tous sur les chemins de l’école », tel doit être le mot d’ordre omniprésent au sein de notre pays. L’« École pour tous » est le défi à relever. Comment peut-on faire étudier l’enfant pauvre ?

Il faut innover en mettant à contribution les nouvelles technologies. Avec un seul excellent enseignant, qui doit posséder de réelles qualités d’un acteur de cinéma ou même d’un comédien, au sens le plus noble du mot, on peut donner cours à un nombre illimité de classes.

L’école à la radio est un système d’enseignement dans lequel les cours sont diffusés par la radio pour permettre aux élèves d’apprendre à distance. Elle est une excellente initiative dont devrait bénéficier l’Afrique. Grande innovation si on s’y attèle systématiquement et avec une passion réelle. Avec l’école actuelle, nous avons atteint les limites car l’excellente école coloniale a connu une apogée et une descente aux enfers avec le triomphe, apparemment définitif, de la corruption.

Il faut innover et rechercher des pistes nouvelles en vue de partir à la découverte des voies et moyens en vue de remettre en place une toute nouvelle jeunesse qui se passionne de nouveau pour la poursuite de l’excellence et de l’épanouissement. Une jeunesse qui, à l’instar des meilleurs jeunes de cette Planète, s’engage sur les nouveaux sentiers passionnants de l’initiative, de l’innovation et d’une créativité explosive. Ingéniosité qui devient une réalité accessible grâce à l’extraordinaire épanouissement des technologies nouvelles qui vont prendre des allures de plus en plus exponentielles.

Il ne faut surtout pas que nos jeunes continuent à rester, tranquillement assis au bord de la route, en regardant passer devant eux l’incroyable train du progrès. Demain, monter dans ce train de progrès qui exige des compétences deviendra impossible car la vitesse de ce train sera devenue excessive.

Une classe, pour être gérable, ne devrait pas dépasser le cap de 30 élèves assis devant un tableau blanc intégré. La leçon est transférée dans le laptop de chaque élève. Pour avoir des idées sur des écoles alternatives, il faut lire le livre « Ces écoles qui rendent nos enfants heureux » (édition actes Sud).

Le système public laisserait à désirer. Il faut que l’élève gagne en enthousiasme grâce à une pédagogie adaptée, enseignée en petits groupes, pour les matières dures comme les mathématiques, la physique et les langues difficiles.

Il faut parfois peu de matières par semaine, mais également organiser des stages et de nombreuses sorties loin de l’enceinte scolaire. Pour en savoir plus, on peut se référer à l’approche pédagogique quinoa, un modèle pour le système public. Cette approche vise à préparer les élèves non seulement sur le plan scolaire ou académique, mais aussi en tant qu'individus capables de s'adapter et de contribuer positivement à la société. C’est l’un des éléments majeurs dans la construction d’une nation. Quand l’école est en déconstruction, c’est la nation toute entière qui est en train d’être détricotée.

La maison peut devenir, à la fois, école et lieu d’apprentissage. Les enfants peuvent être capables d’apprendre, par eux-mêmes, à condition qu’ils soient stimulés. La géographie est apprise lors des voyages. Il existe, un livre écrit par Erica ?, l’un des réseaux sur la question des écoles alternatives.

L’attitude des hyper-parents est aussi critiquée car ils aimeraient communiquer de manière ouverte avec leurs enfants. Pour cette raison, ils ont même les mots de passe de chacun des contacts de l’enfant sur le web. Avec les voyages, les enfants apprennent beaucoup comme dans le cas de ces enfants qui ont eu cette chance de faire le tour du monde.

Les enfants reçoivent, toutes les trois semaines, leurs cours du CNED (Centre National d’enseignement à distance). L’idéal est que les enfants soient au moins au nombre de deux. L’initiation aux devoirs quotidiens est un atout majeur et pour les enfants et pour les parents qui doivent corriger et annoter. Il faudrait pour cela une discipline exceptionnelle même pour les parents sans cesse obligés de se tenir à niveau.

Elles sont indispensables, notamment dans le domaine des enfants hyper doués dans les sciences et dans les technologies nouvelles, dans le domaine des mathématiques, dans le domaine des langues étrangères, dans le domaine de la musique classique car nous n’oublions jamais l’idée d’une école consacrée au souvenir de FRANÇOIS KABWE (52) et de GERARD AMIYA (53).

Dans le domaine de la danse congolaise, car nous n’oublions jamais, non plus, le souvenir de l’admirable JUSTIN BANDA (54) dans une école d’excellence. Le domaine choisi doit faire l’objet d’une pratique intensive d’au moins 4 heures par jour. Ensuite, la pratique d’un sport doit être respectée rigoureusement et occuper l’enfant au moins une heure par jour.

Pour le reste, c’est l’école dans le sens du programme national, sauf qu’ici, on doit chercher des professeurs ayant un talent véritable dans la maîtrise de leur domaine et surtout dans l’art de communiquer.

Parmi les domaines à retenir, il faut une place spéciale pour l’infographie (55). Également, une place spéciale pour l’architecture paysagiste.

Au Burkina, il y a des écoles qui forment des enfants à l’art cinématographique. Au lieu d’y envoyer des jeunes congolais de la RDC, ce qui ne permettrait que la formation d’une poignée de garçons et de filles, il faudrait en créer en RDC, dût-on recourir aux financements par des privés congolais. A l’instar des écoles burkinabè, on peut en RDC mettre en place des fermes Vivi qui doivent, chaque samedi et chaque dimanche dans les après-midis, offrir de nombreuses opportunités de suivre des films en pleine journée car, dans l’avenir le plus immédiat, la circulation durant la nuit risque de poser certains problèmes en milieux urbains.

A côté de ces salles fixes, devraient fonctionner des écrans mobiles se déplaçant de village en village. Les étudiants inscrits dans les écoles de cinéma devraient bénéficier d’une bourse à condition qu’au bout d’une année d’études, ils fassent preuve d’une bonne dose d’imagination, d’initiative et de créativité. Il s’agit de trois directions pour lesquelles l’État congolais, au niveau provincial tout au moins, devrait faire preuve de beaucoup de générosité à cause de nombreuses potentialités et opportunités en termes de retombées positives pour toute la nation.

Les films conçus n’ont aucun intérêt s’ils ne circulent pas d’une manière intensive au sein de cette population délibérément laissée à elle-même.