Croissance

Croissance

Pas un phénomène de hasard. C’est le résultat d’énormes efforts à vivre au quotidien. Un quotidien tout au long duquel il faut beaucoup de dépenses.

Les hommes d’affaires affluent là où il y a de la croissance. Mais, certains hommes d’affaires amènent aussi les coups d’État car ils veulent tirer, dans leur direction, toutes les ficelles en ne recourant qu’à la corruption.

La France – Afrique (78) doit disparaître, dit-on. Mais chasser le naturel, il revient au galop. Le phénomène France-Afrique peut-il disparaître ? Certains hommes politiques français qui n’ont plus de mandat chez eux vont en Afrique. Pour quel objectif ?

La seule approche crédible commence par la création d’emplois véritables qui puissent générer, objectivement, de vraies richesses. Bel objet d’orgueil, mais à quoi bon ?

Dès qu’aura démarré une activité bien paramétrée, il faudra sérieusement tenir un livre de bord et surveiller les conditions de croissance.

En 10 ans, la richesse de l’Afrique a doublé, dit-on, mais on n’est pas si certain car il a fallu 100 ans à la Grande-Bretagne. Malgré cela, la plupart de pays ne sont même pas passés à la lisière des pays émergents. Le chômage n’a pas baissé. Il faut que la croissance puisse durer au moins 10 ans et alors des croissances de l’ordre de 10%, ce qui est loin d’être le cas de l’Afrique.

Le système bancaire ne suit pas. En Afrique, il va falloir inventer un nouveau modèle avec l’avènement d’une quarantaine de mégapoles à travers le monde entier. Les mères de famille, dit-on, sont les meilleurs agents des gestions budgétaires des pays africains. Mais, les fameuses banques sont loin d‘être des oasis d’une gestion saine.

Au sein de ces banques, il y a bien des vautours parfaitement indifférents aux enjeux d’un développement rapide orienté vers les PME (petites et moyennes entreprises) et l’encouragement des initiatives orientées vers une certaine pérennisation de la croissance.

Bataille de taille pour toutes les nations africaines. Chaque citoyen doit y contribuer. Les politiciens veulent en faire leur affaire, à eux seuls exclusivement. C’est l’une des causes principales des échecs de l’Afrique : l’homme politique pense d’abord à ses propres intérêts (Mobutu n’a pas été le seul égoïste de l’Afrique).

Au Liban, la classe politique s’accroche au pouvoir malgré les terribles dangers d’une éventuelle cessation de paiement. Il y a une coalition de puissances financières étrangères qui voudraient venir en aide. Pour cela, elle impose la condition de pouvoir auditer la Banque Centrale et d’imposer, au Liban, un régime démocratique entièrement différent du régime actuel caractérisé par des équilibres fragiles entre les différentes composantes religieuses du pays.

Sur ces deux points, surtout sur le premier (audit de la banque), la réponse des politiciens c’est niet. N’est-ce pas là un aveu explicite de la présence de biens des manœuvres de prédation ? Manœuvre encore en activité.

Investir, se développer, au quotidien et soutenir une croissance requérant des apports au quotidien. Une PME, sans croissance, doit s’abstenir d’embaucher et surtout de devenir une simple caisse de solidarité. Est-ce que le taux de croissance est le vrai et seul paramètre ? Une épidémie de victimes de ces mauvais chefs qui bloquent tout sous le poids d’une montagne de falsifications. Une croissance saine est liée à l’inventivité et à la créativité de l’homme, à la productivité améliorée (Adam Smith, 18ème siècle).

Sénégal : plan sénégalais émergent, il est fondé sur quatre points centraux.

L’éducation et les formations alternées avec les activités professionnelles permettent aux gens de pouvoir toujours rebondir. Quelle idée que ces structures figées, justes bonnes pour laisser la voie aux vautours et aux pillards de tout crin et de tout poil. C’est cela la triste réalité de l’Afrique.

La monnaie commune n’est pas du tout un atout positif. Peut-être la Grande-Bretagne a-t-elle eu une idée positive de rester hors de l’Euro. Mais, de l’autre côté, il y a les USA qui sont une économie innovante évidemment, il y a le facteur de taille et ceux de toutes les mobilités rendues possibles aux USA. Lire : « institution, innovations et croissance », chez Odile Jacob.

Il faut un système fiscal qui encourage l’innovation. Les technologies, les énergies renouvelables, les idées nouvelles et tout ce qui peut booster (79) la croissance, cas de la Suède. La croissance de la Suède va quadrupler, justement à cause des idées nouvelles.

Une croissance qui ne crée pas d’emplois est une élucubration des béotiens (80). C’est le cas notamment pour certains pays africains dont le taux de croissance, en apparence, élevé, ne crée pourtant pas d’emplois ou tout au moins à une échelle significative. Le taux de chômage est une véritable catastrophe.

Le mot élucubration vient du mot latin Lucubrum : résine de certains arbres. On connait, par exemple, la résine de certains safoutiers. Cette résine permettait au moyen de certaines brindilles de créer un moyen ingénieux permettant d’éclairer des pièces pendant de nombreuses heures. C’était là, par exemple, la méthode utilisée dans la Rome antique. L’intellectuel qui voulait travailler longtemps dans la nuit devait recourir à cet éclairage.

Lucubrum fait au pluriel Lucubra. Travailler longtemps, dans la nuit, se dit Elucubrare. Comprenez-vous, à présent, l’origine du mot élucubration ?

Quand c’est une croissance de rattrapage, elle n’est pas significative. Il faut attendre la croissance de croissance qui se base sur des activités économiques d’un pays déjà doté d’une réelle machine intérieure et d’une structure internationale.

On s’est arrêté ici.