Cours D’Eau A Sauver

Cours D’Eau A Sauver

Le plus urgent est de revaloriser, autour de chaque cours d’eau, si possible, une bande d’au moins 40m, 20m de part et d’autre. Sur une telle bande, aucun arbre ne devrait être abattu, contrairement à la tragédie criminogène à laquelle nous assistons, aujourd’hui, dans la majeure partie de la cuvette centrale où la fureur de la destruction des arbres s’exerce précisément le long des cours d’eau.

En effet, on exploite ce moyen de transport tout à fait naturel. Avec l’insolation qui s’installe, le cours d’eau perd des milliers de frayères (71). A titre d’exemple, du côté de Boende, les villageois reconnaissent déjà le fait que dans ses rivières, les poissons ont émigré ou sont devenus rares. Terrible problème de malnutrition qui va encore s’ajouter aux malheurs de la RDC.

Avec le déboisement de la bande de forêt jouxtant le cours d’eau, on tue définitivement l’ancienne végétation de sous-bois. Et c’est une perte irrémédiable dont personne ne peut mesurer les conséquences en termes de perte de la biodiversité. Des réflexions sur le sous-bois et sur les avancées réalisées en Malaisie dans le domaine de l’exploitation douce des ressources forestières ont déjà été faites. Il existe, à ce sujet, plusieurs entrées que le lecteur retrouvera dans des textes existants.