Les Coraux
Les Coraux
En 1823, les premiers colons débarquèrent à Dangrega. Les Garifuna sont les descendants des colons (30% de la population bélizienne). Une grande partie du territoire est protégée comme réserve naturelle. Idée géniale ! L’iguane pond jusqu’à 60 œufs. Les œufs partent souvent vers des incubateurs artificiels qui protègent ainsi la population des iguanes. Belle idée pour nos biologistes de l’Afrique centrale et de la RDC.
Avec les changements climatiques, bien des espèces animales auront des sites, de plus en plus, hostiles en ce qui concerne l’éclosion de leurs œufs (cas des tortues). On devrait donc disposer, dans nos laboratoires, si tant est que nous aurons encore des laboratoires dignes de ce nom, d’incubateurs artificiels ayant pour fonction la sauvegarde d’une large classe d’espèces biologiques (animales ou végétales).
En particulier, penser à ces milliers de graines de Dilenya Indica que l’on ne sait pas faire pousser et qui donneraient pourtant, au Kongo Central, des millions de plantules d’un bois exceptionnellement dur. Bois qui représenterait, pour la RDC, une ressource économique tout à fait exceptionnelle.
On peut se demander si les incubateurs du Belize ne représenteraient pas, pour la RDC et pour toute l’Afrique centrale, une belle source d’inspiration. Combien de fois, en effet, n’avons-nous pas trouvé, au cours de notre enfance, dans la forêt, des œufs non éclos ? Ces œufs-là, vieux d’un très grand nombre d’années, n’ont pas trouvé les conditions réelles requises pour une éclosion normale. C’était une perte en matière d’entretien de la biodiversité.
A ce propos, on ne pourra jamais admirer le niveau de l’intelligence logée à l’intérieur d’un œuf. C’est comme une personne à l’intérieur d’une cabane pendant qu’une longue pluie s’abat au-dehors. Tant que la pluie continue à tomber, il n’est pas question de sortir. La sortie ne sera possible que lorsque cette pluie, ô combien dangereuse, aura totalement cessé. La pluie n’est qu’un exemple parmi de très nombreuses autres circonstances hostiles à l’éclosion d’un œuf.
Figurez-vous que, très récemment, on a trouvé un œuf de dinosaure qui venait d’arriver à son éclosion. Sans doute qu’à l’extérieur, ce bébé dinosaure, de millions d’années durant, a jugé les conditions extérieures trop difficiles pour lui permettre de vivre à l’extérieur. C’est ainsi que l’œuf, que l’on croyait définitivement sans vie, a jugé qu’enfin les circonstances étaient suffisamment propices pour que l’œuf puisse se risquer dehors. Il a dû attendre des millions d’années.
Savez-vous qu’avec les changements climatiques, beaucoup d’œufs de certains animaux vont garder leur forme de kyste (69) en attendant des jours, des années voire des siècles meilleurs ? Dans le Bas-Fleuve, par exemple, la chique a l’habitude de fuir la pluie en allant s’incruster à une certaine profondeur à l’intérieur du sol. Lorsque la saison de pluie arrive à sa fin, le kyste des chiques peut enfin sortir du sol car c’est la saison sèche qui commence. Ainsi, avec la technologie des pluies artificielles, tout au moins sur des surfaces limitées, le Bas-Fleuve peut réussir à éliminer les chiques pour plusieurs années.
Il suffira, dans ces régions ciblées, de faire tomber au moins, une fois par semaine, une pluie artificielle et pour une certaine durée, par exemple, quelques heures par semaine suffiraient peut-être à « terroriser » les kystes de chiques. Heureusement, ces kystes ont vécu des milliers et des milliers d’années avant nous. Ils ont de la patience et ils savent attendre. (Usque ad Tempus, c’est-à-dire jusqu’au moment opportun).
Avec la pluie artificielle, Dieu seul sait combien de temps le Kongo Central pourra disposer de cette opportunité d’une eau douce abondante car il faudra que nos ruisseaux, nos rivières et notre fleuve continuent à exister. Peuvent-ils, un jour, nous être enlevés ? Nul ne peut répondre à cette question car les phénomènes climatiques sont des phénomènes aléatoires (70), dans une large mesure.
Si les pluies venaient à disparaître, pour de nombreuses années, cas du Yémen, il est clair que ruisseaux, lacs et rivières, sans oublier les fleuves, finiraient par disparaître.
Au cours de l’Antiquité romaine, l’Afrique du Nord et une bonne partie du Sahara étaient sillonnés par de grands cours d’eau totalement disparus au jour d’aujourd’hui. Leurs anciens parcours ne sont plus que des canaux totalement secs connus aujourd’hui sous le nom d’oueds.
Pourtant, il arrive que dans ce désert, tombe quelques fois une courte pluie totalement inattendue. C’est en siestant sous l’ombrage créé par la berge, à l’intérieur de l’un de ces oueds que la géographe française Léonie, troisième femme de Victor Hugo, finit par se noyer.
A l’issue d’une courte et grosse pluie, il se créa une crue qui emporta la pauvre dormeuse sur quelques centaines de mètres car cette eau de pluie ne pouvait pas aller très loin. A chaque mètre parcouru, de grosses quantités de cette eau étaient bues goulument par un sol resté trop longtemps aride. Néanmoins cette courte pluie fut suffisante pour tuer la pauvre géographe. Histoire racontée avec beaucoup de talent par l'académicien Alain Decau dans son ouvrage monumental consacré à Victor Hugo.
Les coraux sont des plantes précieuses dans le domaine médical. Elles étaient utilisées dans la civilisation Maya dont les médecins étaient célèbres. Le cacao, originaire de la civilisation Maya, possède également des vertus thérapeutiques. Il y a 2000 ans, les Maya furent les premiers habitants du Belize.
Le jaguar, aujourd’hui, est protégé. (Pourquoi ?) Singes hurleurs cousins (plus petits) du gros singe d’Afrique. Grande erreur de cette Ile Belize qui a remplacé les forêts primaires par des plantations. Aujourd’hui, on prend la pleine mesure de cette erreur que l’on tente de corriger.
On a l’impression que nous les humains, nous n’apprenons rien et nous ne savons pas profiter des leçons du passé. A l’heure même qu’il est, une compagnie américaine (USA) tente d’arracher, au Cameroun, un accord fatal en vue de déboiser une forêt primaire dont l’espace serait occupé par une palmeraie. Si et si seulement on s’inspirait des tragédies consécutives à tant de forêts primaires déjà détruites par l’homme !
Il est possible de les faire régénérer. En raison des changements climatiques, la bonne nouvelle est qu’une branche de corail peut être régénérée. Cas de l’île Maurice.