CHAPITRE VIII : INBTP FACE AU DANGER DES CHALEURS CANICULAIRES

CHAPITRE VIII : INBTP FACE AU DANGER DES CHALEURS CANICULAIRES

VIII.1. INTRODUCTION

Stratégie d’anticipation. Elle représente l’une des meilleures approches, lorsque l’on s’attend à un danger aux contours mal définis.

VIII.2. OPPORTUNITES DISPONIBLES

pour s’attaquer aux chaleurs caniculaires, l’une des approches consisterait a recourir systematiquement aux conditionneurs. ainsi, dans les chambres comme dans les bureaux ou dans les auditoires, on disposerait d’une climatisation adequate. malheureusement, les installations en place ne permettent pas de conditionner l’integralite de l’inbtp.

A la surface du Fleuve Congo, qui coule à moins de 50m, ce fleuve, à la surface se trouve à une température de l’ordre de 10 à 15 degrés centigrades (il s’agit de la température de l’eau).

Il s’agira de tenir compte des difficultés de mise en œuvre d’un projet d’extraction d’eau, à partir du fleuve, lorsqu’il s’agit de soutirer de très grosses quantités et de traverser une rue fortement fréquentée, sans oublier le parcours d’une tuyauterie qui devrait forcément traverser des parcelles privées.

Ainsi, la stratégie la plus simple consisterait à utiliser un camion-citerne ayant une capacité de l’ordre de 10m3. Le réchauffement de l’eau, en raison du rayonnement naturel, peut être minimisé quoique que ce facteur de réchauffement de l’eau au cours de trois à quatre heures, après l’extraction, peut être considéré comme étant négligeable.

VIII.3. Comment fonctionnerait un tel système ?

Arrivée dans l’enceinte de l’INBTP, une petite équipe de techniciens installerait au-dessus de chacune de toitures de la grande salle de conférence et des auditoires, un système de distribution d’eau froide qui serait organisé de telle façon que les tôles seraient continuellement arrosées d’eau froide en un rythme tel que au bout de près de trois heures, la citerne est quasiment vide.

Par contre, l’eau coulant des toitures serait récupérée dans des échangeurs de chaleur de telle façon que la température de salles de l’administration ou celle des auditoires se trouverait considérablement réduite par évaporation de gouttelettes d’eau qui se condensent sur le radiateur installé dans les salles de cours ou dans les bureaux de l’administration.

Question : Pourquoi ne pas utiliser la climatisation conventionnelle ? Réponse : on sait que le fréon, largement utilisé jusqu’ici dans la climatisation des bureaux et des lieux publics, est un gaz destiné à être interdit à cause du fait que ce gaz est un gaz dangereux puisqu’il est classé parmi le gaz avec un important effet de serre. Pour cette raison, nous nous proposerions une solution simple, à savoir, l’utilisation d’une matière première surabondante et qui circule non loin du bâtiment à conditionner.

VIII.4. Inconvénients du système

L’idéal serait d’alimenter la citerne d’une manière continue étant donné que l’eau du fleuve ne se trouve pas très loin. Ainsi, le problème posé par la limitation de la quantité d’eau froide peut trouver une réponse qui nous dispenserait de l’utilisation d’un camion citerne qui a un coût élevé et qui demanderait de fréquents voyages, aller et retour, de l’INBTP vers le fleuve et du fleuve vers l’INBTP avec cette énorme quantité d’eau.

Finalement, la solution la plus simple, après tout, consisterait à créer un système permettant de siphonner l’eau du fleuve en faisant passer la tuyauterie en dessous du pont situé tout près de l’INBTP. Cette tuyauterie peut longer la rue moyennant une petite protection, en béton, car les saboteurs ne manqueraient pas de s’en donner à cœur joie. Il reste juste la traversée, en mode souterrain, de la petite rue, encore non cimentée, menant vers le grand Séminaire Jean 23.

Après la traversée de cette rue, la tuyauterie arrive dans l’enceinte de l’INBTP, non loin du sapin d’inde. La distribution de l’eau froide, à travers tout le site de l’INBTP y compris les homes, devient un problème que peut facilement résoudre une petite équipe de nos ingénieurs à qui nous ne pouvons rien apprendre lorsqu’il s’agit de pomper de l’eau et de la distribuer sur un territoire aussi limité que le territoire de l’INBTP.

Conditions de fonctionnement

Il faut un moteur puissant permettant de pomper des grosses quantités d’eau.

Sous produits du système

Avec cette grosse quantité d’eau, sortie du fleuve, on peut avec de l’air comprimé, créer pour l’arrosage des pelouses, une série de petites pluies artificielles ou des fontaines cartésiennes qui vont rafraîchir tout l’environnement de l’INBTP. Une solution de ce genre représenterait une initiative que de nombreux autres immeubles de la ville pourraient imiter car, en dépit de l’éloignement du fleuve pour d’autres bâtiments ou immeubles de la ville, il existe, à travers toute la ville de Kinshasa, une abondante quantité d’eau issue des nappes phréatiques.

Lorsque cette eau est soutirée à une faible profondeur, sa température est encore faible. Elle peut être de l’ordre de 10 à 15°C. Ainsi, le système décrit ci-dessus, peut être appliqué à n’importe quel grand bâtiment ou n’importe quel grand ensemble de bâtiment de la ville de Kinshasa.

On peut penser à l’ensemble de bâtiments de l’ISTA ou encore à l’ensemble de bâtiments du Campus de Kinshasa ou enfin à l’UPN. Pour cette dernière Institution, il existe, en contre bas de Buka Mikuwa, une importante source d’une eau froide que l’on récupérerait à une faible profondeur de l’ordre de 10 à 20m.

Naguère, nous avions longuement visitée cette source d’eau, le défunt professeur WAWA et moi-même.

VIII.5. Conclusion

Nous ne savons pas à quelles températures ambiantes vont conduire les chaleurs caniculaires annoncées par les spécialistes des climats.

Qu’on se rappelle que des pays comme le Maroc, l’Espagne ou le Nord de l’Italie, connaissent déjà, à certaines époques de l’année, des chaleurs de l’ordre de 40°C. Pensons, par exemple, au Niger. Avec des telles chaleurs, on peut facilement connaître de nombreux cas de mortalité, surtout ici en Afrique.

Allons-nous attendre, passivement, que les malheurs s’abattent sur nos villes, sur nos écoles et sur nos hôpitaux alors que, pays admirablement béni par l’Eternel, la RDC possède une véritable solution miracle qui ne nous coûterait pas une fortune. De plus, nos ingénieurs créeraient, pour la première fois, à Kinshasa comme dans les grandes villes de l’intérieur du pays, de nombreuses petites fontaines donnant naissance à des véritables petites pluies artificielles qui feraient le plaisir de nombreux enfants. Et que dire de la généralisation de cette solution à des hôtels ou à des villas où le voisinage d’une eau fraîche et abondante représenterait un atout majeur pour ce genre de technologie simple et potentiellement utile.

N.B. Ne pouvons-nous pas, pour ce petit secteur d’activités, envisager la création d’une petite société privée qui installerait ce genre de système notamment au sein des grandes Institutions d’enseignent supérieur, des écoles secondaires et des hôpitaux. Nous avons la primeur de l’idée, pourquoi ne serions-nous pas les premiers à exploiter l’idée quitte à savoir comment nous pourrions être rétribués. Réfléchissez à ce problème pratique.