CHAPITRE IV : Chaîne de solidarité et financement des barrages
CHAPITRE IV : Chaîne de solidarité et financement des barrages
Il est possible que les poissons de la mer deviennent un jour, des ressources alimentaires suspectes à cause du taux fort élevé des microparticules de plastiques envahissantes. C’est ainsi que, dans notre Kongo Central, l’élevage des poissons bio, en bacs ou dans des lacs, doit devenir une activité fort intense. Dans ce secteur, nous avons, à petite échelle, acquis un certain savoir-faire.
Toutefois, nous n’avons pas su nous protéger contre les voleurs. C’est un des problèmes majeurs. Une fois ce handicap surmonté et ce projet réalisé, les revenus ainsi générés seraient un bel atout pour le financement des barrages.
IV.1. Exode rural à bloquer
Grâce aux pluies artificielles, on doit reverdir les villages. L’alternance maïs – haricots doit permettre d’enrichir de nouveau les sols des villages. Ensuite, le recours à une gestion électronique appropriée des champs de maïs et de haricots doit pouvoir ouvrir des horizons jusqu’ici non expérimentés dans le Kongo Central.
IV.2. Les déchets électroniques
Plusieurs millions de tonnes de déchets électroniques sont déversés dans le monde. Le démantèlement des ordinateurs, réalisé par des amateurs, est une vraie tragédie car le démanteleur ne connaît rien sur ce qu’il jette ; il ne fait pas attention à l’endroit où il déverse les déchets. Moins d’un dixième est correctement recyclé. D’ici quelques années, le total de déchets annuels va atteindre les 50 millions de tonnes.
À Mombay ou à Accra, des femmes ou des enfants, en groupe, récupèrent ce qu’ils voient et jugent utile.
La carte mère en cuivre est un produit dangereux lorsqu’elle brûle. Il en est surtout de même des batteries en Lithium qui sont de véritables bombes. On pourrait, par le recyclage, créer de nouveaux emplois. Dix mille tonnes des déchets, dit-on, pourraient donner naissance à près de 300 emplois.
Il y a malheureusement des préalables. Il faut acquérir les machines nécessaires en vue de récupérer correctement les précieux matériaux. Il faut également des formations relativement pointues qu’il convient d’assurer à un personnel jeune et peu qualifié, au départ.
IV.3. Mots difficiles
Démantèlement.
Ce mot signifie démontage. Lorsqu’un professionnel doit démonter un appareil, il y a toute une procédure qu’il doit suivre. Il sait par où il doit commencer et par où il doit terminer. Il connaît la nature de certains produits, chimiques par exemple, à gérer suivant des procédures extrêmement précises car, en les négligeant, on fait courir aux humains bien des dangers. Parmi ceux-ci, il y a le risque de développer certaines formes de cancer.
Ainsi, expédier en vrac des tonnes des déchets industriels représente un comportement totalement inadmissible. On se demande comment certains cadres africains peuvent accepter de recevoir allègrement des déchets aussi dangereux. Que leur offre-t-on, en échange ?
Si ces transactions sont assorties de certains cadeaux sous forme d’argent, on doit se rappeler à quel point l’Éternel a raison lorsqu’il dit, dans les recommandations faites à Moïse : « N’acceptez jamais des cadeaux car un cadeau corrompt le jugement même chez un individu que l’on devrait caser parmi les meilleurs de la Planète. » Deutéronome 32
Mombay.
C’est la dénomination que l’on donne actuellement à la ville de Bombay. Ce sont les colons anglais qui avaient choisi le mot Bombay. Il semble que Mombay est plus proche de la prononciation réelle. Cette ville est l’une des plus grandes mégalopoles du monde entier. Sa population, de 20 millions d’habitants, place cette ville parmi les plus peuplées de la planète. Dans la rue, le bruit est infernal, et ce, 24h/24.
Amateur.
On appelle amateur, toute personne n’ayant reçu, pour les tâches qu’il exécute, aucune formation appropriée. Une telle personne en s’improvisant dans le métier du démantèlement d’appareils inconnus, s’expose à bien des dangers.
À titre d’exemple, on ne peut pas ouvrir un flacon lorsqu’on ne connaît rien sur la dangerosité du produit qui se trouve à l’intérieur.
L’amateur, parfaitement inconscient, va ouvrir n’importe quel flacon au risque de s’exposer à une mort foudroyante ou tout au moins à un grave accident. Ainsi, lorsqu’on est sage et que l’on n’a aucune formation spécialisée, on s’éloigne du métier du ramasseur d’objets inconnus.
Au moment où nous parlons, Dieu seul sait combien, dans le monde, il y a des personnes qui périssent, foudroyées par une mort aux causes inconnues. Il y a tellement des dangers dans un dépotoir, avec des déchets, qu’ils soient électroniques ou d’une autre origine.
Pour gagner ta subsistance, cherche un métier plus rassurant car tu n’as qu’une seule vie.
Sable bitumineux
Son exploitation pose problème dans la pollution des eaux. C’est le cas du Canada, de la RDC (sable bitumineux de Mavuma) et de Madagascar.
Les aspects de la pollution sont relativement négligés. En réalité, l’impact sur l’environnement doit être considérable. Ceci est surtout vrai pour les pays du tiers-monde où les préoccupations écologiques représentent le cadet des soucis de ces investisseurs dont le premier pas a toujours pour objectif la corruption des acteurs politiques du pays concerné.
Lorsque l’on sait à quel point sont insatiables les appétits de ces acteurs en présence, on ne peut que s’inquiéter en pensant à l’éventualité de l’exploitation possible de ce sable bitumineux.
Suivant les préoccupations les plus récentes, il y a lieu d’espérer que le regard des décideurs va de moins en moins s’orienter sur des enjeux tels que le sable bitumineux. Nous espérons que c’est un regard vers un passé sur lequel on ne devrait plus revenir dans un futur relativement proche.
L’avenir, pour un pays comme la RDC, doit résolument se porter sur les énergies hydroélectriques et les énergies solaires. Pour ces deux énergies nouvelles, l’obstacle majeur réside dans nos capacités de financement en vue de mobiliser le plus rapidement possible les ressources financières nécessaires.
Quand on parle de ces mobilisations, on pense tout naturellement à des formules innovantes et originales, loin de ces interminables endettements qui ne nous ont conduits nulle part.
Bitume.
La route Boma-Tshela a été goudronnée avec le sable bitumineux de Mavuma (Bas-fleuve). Le goudron n’est pas aussi inoffensif qu’on le pense. C’est pour cette raison que dans un pays avancé comme les USA, on utilise, de plus en plus, le ciment, à moins que je ne me trompe.
Les amis qui nous lisent peuvent me rectifier en cas d’erreur. La raison de ce changement est simple, une route goudronnée émet, sous un soleil ardent, bien des émanations constituées de divers produits cancérigènes.
Endettement.
Le fait d’accepter une dette. Lorsque les décideurs de certains pays du Tiers-monde vont chercher de l’argent, on leur accorde des fonds remboursables sous certaines conditions. Là où la situation est peu claire, c’est que les fameuses conditions sont peu connues du grand public. Autrement dit, on ne sait pas grand-chose sur tous les détails acceptés par les négociateurs du Tiers-monde.
On dit qu’il s’agit de contrats en noir. De tels contrats en noir comportent des aspects immoraux dans la mesure où ils engagent des jeunes qui n’auront pas été consultés. Dès lors, pourquoi ne pas nous contenter de montants plus modestes mobilisés lentement, c’est certain, mais systématiquement ?
Vaisseaux cargo
En Russie, ces trente dernières années, les vaisseaux cargo ont rendu de nombreux services au développement des technologies de l’espace. On n’a enregistré qu’un seul accident en trente ans. Mais, les excellents cadres russes de la Guerre froide ne sont plus là : ils ont été rattrapés par l’âge.
C’est pour la Russie un défi majeur que celui de la formation d’une nouvelle classe d’ingénieurs capables de se comparer à ces grands et admirables scientifiques qui ont fait la grandeur de l’URSS.
Ce défi vaut également pour les USA. Lors d’un congrès sur les technologies nouvelles à mettre en place, dans le cadre des sciences nucléaires au CERN, les photographies ont révélé un détail inquiétant : la plupart des conférenciers avaient déjà un âge autour de la soixantaine ou plus.
Nous avons nous-mêmes observé ce phénomène en assistant à Anvers en 1965 à une conférence internationale sur la Physique du neutron. La plupart des conférenciers avaient un âge moyen autour de la cinquantaine. Les moins de quarante ans représentaient nettement une minorité.
Autrement dit, le monde occidental, comme d’ailleurs le Japon, connaît au niveau le plus élevé un sérieux problème de relève de ses cadres les plus qualifiés. C’est un défi qui interpelle toute la planète. Si la Chine réussit à prendre au sérieux ce défi et en fait son problème, ce serait à la fois une bonne chose et un terrible danger pour l’équilibre de l’Humanité de demain.
Relire à ce propos l’excellente perception de l’auteur de ce petit roman poignant intitulé : « trêve du sacre » que j’ai découvert par le biais de l’Ingénieur MAVINGA. Grâce à cet homme, j’ai pu lire avec un intérêt soutenu ce petit livre qui nous propose des foules de réflexions à prolonger.
Sur cette Planète lointaine où se produisent les événements racontés par l’auteur, une dynastie ancienne avait construit des appareils et des machines tellement sophistiqués que plus personne n’en comprenait le principe de fonctionnement.
Tous ceux qui pouvaient comprendre ces principes étaient déjà morts. Cependant, ces machines, toujours en fonctionnement, n’avaient jamais été débranchées. Plus personne, en effet, ne savait comment s’y prendre.
Ce genre de circonstance peut, un jour, surgir car même au sein de la Chine, depuis la politique de Mao : « Un couple, un enfant », le retour vers une situation semblable à la situation ancienne : « Autant d’enfants que Dieu veut donner », ce retour-là semble très difficile. Par conséquent, la population, même en Chine, ne peut que baisser en dépit des besoins en personnels qualifiés. Comment va-t-on pallier ce déficit ?
Vaisseau cargo
Il s’agit de véhicules spatiaux ayant, par exemple, le volume d’un mini bus d’une douzaine de personnes. Ce véhicule est chargé de toutes sortes d’objets destinés à divers services à l’intérieur de la station spatiale. Un tel véhicule est embarqué à bord d’une fusée.
À une certaine altitude, la fusée porteuse abandonne ce véhicule qui va finir par accoster la station spatiale en apportant la précieuse cargaison.
Nous nous passons des détails de toutes ces opérations assez complexes et délicates.
Guerre froide
Une guerre froide ne comporte aucune action violente sur un quelconque champ de bataille. Elle est caractérisée par de nombreuses actions hostiles, mais aucune d’elle n’est sanglante. Les deux belligérants posent des actes hostiles sous forme de menaces ou de réalisations désagréables. Mais, en aucun cas, on n’assiste à de véritables actes d’agressions.
L’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) et les USA se sont livré une guerre froide qui a commencé, grosso modo, en 1945 et s’est terminée après la chute de l’URSS (1991).
En réalité, cette guerre froide n’était nullement terminée puisque, même après la chute de l’URSS, la Russie a continué à développer des armes en dépit d’un moratoire signé entre les deux puissances.
Du coté des USA, on ne peut rien dire parce que dans les laboratoires les plus éloignés et les plus cachés, il se passe, peut-être, bien des choses auxquelles le grand public, n’a guère accès, c’est-à-dire, bien des choses que ce public ne peut pas connaître.
CERN
Centre Européen pour la Recherche Nucléaire. C’est au monde un des plus grands et des plus respectés des centres pour la recherche scientifique (nucléaire).