Chapitre IV : Le miel
Chapitre IV : Le miel
IV.1. Lecture sur le miel
A Kinshasa, nous assistons à une culture toute nouvelle, fondée sur
d’innombrables vertus (1) qu’une certaine littérature populaire attribue au
miel (2). La conséquence néfaste ou heureuse ne s’est pas fait attendre :
brusque augmentation de la consommation du miel au sein de la population
kinoise. Surtout au sein d’une certaine population adulte et soucieuse de se
maintenir en bonne santé.
Tout semble aller au mieux (3), s’il n’y avait pas une ombre au tableau
(4). En effet, nous sommes jusqu’ici dans l’ignorance la plus totale en ce qui
concerne l’opinion exacte de l’autorité médicale (5) ou scientifique la mieux
informée en la matière.
Selon des connaissances glanées (6) à gauche et à droite, il semble que
le miel ne soit pas si bénéfique (7), tout au moins pour une certaine population
vieillissante. En effet, le miel serait un grand émetteur (8) de ces fameux
radicaux libres (9) responsables du vieillissement rapide de l’organisme
humain.
Nous aimerions qu’une autorité médicale bien informée nous apporte les
données (11) nécessaires, capables de lever toute ambiguïté (10) sur certaines
vertus réelles ou imaginaires du miel (à suivre).
IV.2. Mots difficiles
1. Vertus d’un produit de consommation
Ce sont ses qualités, sa capacité de guérir certaines maladies ou
d’apporter certainsbienfaits à l’organisme.
Exemple : Nos vieux parents du village détiennent encore un savoir
important dans les domaines des vertus des plantes. C’est pourquoi, il
devient urgent d’intensifier le contact avec cette couche de notre
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population. Rappelons-nous le proverbe africain selon lequel : « Un
vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle ».
Rappelons-nous encore cette admirable phrase de l’éminent historien
KIZERBO. Selon cet historien Béninois, qui vient de mourir en décembre
2006, « Un vieillard assis voit mieux qu’une jeune personne en train de
courir ».
2. Miel : selon les habitants de Kinshasa, le miel, appelé « Mafuta Nzoï »
serait une huile produite par l’abeille. La vérité est que cette substance
provenant du nectar de fleur et constituée de plusieurs sucres, subit des
transformations, au contact de la salive de l’abeille si on peut parler
ainsi.
De retour à la ruche (12), l’abeille restitue ce qu’elle a récolté et répand
sur lemiel déjà produit tout le pollen emmagasiné par les petits poils qui
entourent son cou. Ce pollen (13) contient notamment des bactéricides
extrêmement puissants. Voilà pourquoi le miel ne pourrit jamais.
Le pollen, à lui seul, contient d’importantes propriétés physicochimiques (14)dont la connaissance exacte appartient encore, pour une
grande partie, à la science de demain. C’est pour cette raison que la
canopée des grandes forêts est subitement devenue un univers soumis à
une série de projets de recherche scientifique.
Il est tout à fait regrettable que les Etats africains, au lieu de conserver
intacte la canopée (15) de leurs forêts, se laissent séduire par le charme
d’un gain facile ettrompeur et par les appétits des prédateurs sans âmes
et qui, de toute façon, n’auront jamais assez de bois et n’auront de paix
que lorsque le Sahara et le Kalahari se seront rejoints pour la plus
grande tragédie de cette Afrique Noire, victime de soninconscience et des
bêtises de ses propres décideurs.
3. Tout va au mieux : tout va bien : on ne peut pas se plaindre.
Sahara : grand désert de l’Afrique du Nord. Il s’étend des bords de la
Méditerranée au Cameroun. Au temps de Jésus, le Sahara n’existait pas.
Kalahari : grand désert de l’Afrique du Sud qui s’étend sur une large
partie de l’Angola, et qui couvre plusieurs pays de l’Afrique australe.
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Notamment : le Botswana, la Namibie, le Swaziland et la RSA.
4. Ombre au tableau : une source d’inquiétude.
5. L’opinion de l’autorité médicale : ce que pensent les médecins, qui figurent
parmi les personnes les mieux informées en ce qui concerne la
biochimie et laconnaissance du corps humain.
Exemple: Mireille va se marier : il y a une ombre au tableau. Personne
n’a vu son fiancé.
6. Biochimie : chimie en relation avec les êtres vivants
7. Glaner : ramasser par ci par là.
8. Bénéfique : qui fait du bien
Exemple: Ce médicament est bénéfique, il a soulagé ma toux.
9. Emetteur : qui émet.
Exemple: Certains animaux sont des grands émetteurs de virus.
Connaissez-vous les zoonoses ? Ce sont les maladies liées à la proximité
de certainsanimaux domestiques qui représentent, en eux-mêmes, des
sites naturels de bien des virus.
10. Radical libre : en chimie, c’est une molécule instable, très réactive avec
les molécules qui l’entourent.
11. Ambiguïté : une situation est ambiguë lorsqu’elle nous met devant deux ou
plusieurs choix et nous ne savons plus quel choix prendre.
Une réponse ambiguë, c’est une réponse qui ne nous fixe pas, c’est-à-dire
qui nouslaisse perplexe. On est perplexe lorsqu’on ne sait pas choisir entre
deux ou plusieurssolutions.
12. Une donnée : est un petit savoir.
Exemple: La terre est ronde, à peu près comme une sphère. Cette
information représenteune donnée. Nous verrons que ce n’est pas tout à
fait vrai.
13. Ruche : endroit où les abeilles produisent leur miel.
14. Nectar : substances sucrées produites par certaines fleurs.Par exemple : la
fleur de Cana.
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Remarque
Si certains nectars comme celui de la feuille de Cana sont agréables à sucer,
nous ne pouvons en aucun cas conseiller aux enfants comme aux adultes
d’aller sucer les nectars de n’importe quelle fleur. Nous ne savons même pas
si l’abeille sucen’importe quel nectar.
Quoi qu’il en soit, la physiologie de l’abeille est spécialisée pour ce genre de
métier.
Le colibri a un bec long et fin. C’est un oiseau spécialisé et très habile
lorsqu’il s’agitde sucer le nectar de plusieurs fleurs.
15. Bactéricides : un produit qui tue les bactéries. Si on place un verre de lait à
l’air libre, ce lait très vite abîmé devient inconsommable. On dit que le lait
est un milieu de culture, c’est-à-dire, un milieu particulièrement agréable
pour les bactéries qui s’ymultiplient très rapidement.
Exemple: La viande hachée est aussi un milieu de culture (Ainsi, filet
américain est à conserver dans des très bonnes conditions de réfrigération.)
16. Le Pollen : poudre extrêmement fine produite par les fleurs. Cette poudre,
omniprésente dans l’air, à certaines saisons, contient des graines
microscopiques dont le rôle est de féconder les fleurs femelles.
Par exemple : il y a des papayers mâles dont le rôle est de produire le pollen
nécessaire à la fécondation des papayers femelles. Ceux-ci sont fécondés
par le pollen produit par les papayers mâles.
L’abeille avant de réintégrer sa communauté au sein de la ruche, amène
par les nombreux poils de son cou une impressionnante quantité de pollens
qu’elle va déverser sur les rayons de miel. Cette opération fait du miel le
seul exemple connu d’une nourriture éternelle c.à.d. qui ne pourrit pas avec
le temps. Le miel pétrifié trouvé auprès des sarcophages Egyptiens est un
miel vieux d’au moins trois mille ans.
Certains Egyptologues ont eu l’audace de le broyer finement et de le goûter
encore. Quelle n’a été leur surprise lorsqu’ils ont découvert que cette
poussière avait gardé le goût fin et délicat d’un miel encore tout frais : le
miel ne s’était pas détérioré. On est rêveur lorsque l’on pense que les
spécialistes de l’Egypte antique auraient anticipé cette proximité du miel avec
l’éternité. Loin de toute source de rayonnement, ces cristaux ne pouvaient
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que conserver leurs propriétés d’origine.
Avant de quitter le terrain du miel, chers lecteurs, laissez-nous vous dire à
quel pointnous serions heureux de vous voir intégrer la famille de tous nos
frères humains décidés à se liguer en faveur de la survie non seulement de
nos petites sœurs les abeilles mais aussi en faveur de toutes ces petites
bestioles de la communauté que les spécialistes connaissent sous le nom de
la chaîne de la biodiversité. La bestiole la plus insignifiante a un rôle à
jouer. Un rôle que nos meilleurs spécialistes n’auront peut-être pas encore
découvert d’ici un siècle si tant est que la bêtise humaine n’aurapas encore
mis gravement en danger la survie de notre troublante planète bleue à la
beauté si délicate.
17. Propriété physico-chimique : qui concerne les aspects physiques et
chimiques de la plante. Ce n’est que récemment que la science commence
à soupçonner l’ampleur des échanges d’informations au sein de l’être
vivant.
18. Canopée : la partie de la forêt représentée par le sommet (exposé au soleil)
des arbres. La meilleure utilisation de l’énergie solaire devrait être
l’absorption de cette énergiepar les plantes et par les arbres.
Exemple : savez-vous où, sur notre planète, se trouve la plus grande
végétation ? Elle se trouve dans la première couche océanique représentant
environ la profondeur des premiers 80m, grâce à la lumière du soleil, il se
développe dans cettepartie des océans, des lacs, des fleuves et des grandes
rivières, des végétaux microscopiques appelés phytoplancton.
Ces plantes microscopiques sont responsables de la couleur verte que l’on
observe dans certaines parties de l’océan et à certaines heures de la journée.
Ce sont ces plantes qui fournissent les gros de la nourriture de petits
poissons. Les gros poissons mangent les petits ; les gros se battent entre
eux. Les plus faibles sont mangés. Les déchets, c’est-à-dire les morceaux
perdus s’enfossent, par gravitation, dans les grandes profondeurs
océaniques et sont mangés par les autres poissons habitants ces
profondeurs. Ces poissons sont appelés poissons nécrophages, c’est- à-dire,
mangeurs de cadavres.
Il faut observer qu’après la profondeur d’environ 80 m, la lumière du soleil
est totalement stoppée. Il fait donc parfaitement obscur dans le fond de
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l’océan les endroits les plus profonds ou abysses par exemple : non loin de
la sonde ou dans lesenvirons du Triangle des Bermudes. (Penser à la poésie
de Victor Hugo : « Oceano nox, c’est-à-dire, nuit au cœur de l’océan, ô,
combien des marins, combien de capitainessont partis heureux pour une
course lointaine… »). Le lecteur recherchera ce beau texte et le complètera.
Les abysses connus à ce jour, ont des profondeurs de l’ordre de 12 à 13Km.
Pourtant, jusqu’à cette profondeur, on trouve des êtres vivants, subissant
des pressions exceptionnellement élevées. Seul un sous-marin de forme
sphérique peut y accéder. Un sous-marin normal serait écrasé comme si
c’était une boite en carton.Le sous-marin sphérique qui arrive jusqu’à ces
profondeurs, porte le nom de Bathyscaphe, œuvres extraordinaires du
physicien suisse Picard.
19. Un univers : un monde.
IV.3. Questions
1. Pourquoi faut-il critiquer le mot Mafuta Nzoï ?
2. A quoi sert le miel ?
3. Est-ce qu’il sert seulement à l’homme ou aussi à l’abeille ?
4. Quel est le rôle joué dans la nature par le pollen ?
5. Qu’est-ce que le nectar ?
6. A quoi consiste l’ambiguïté du miel ?
7. Que devons-nous attendre des spécialistes ?
8. Où se trouve la plus grande végétation de notre planète ?
9. Pourquoi est-il interdit de déverser, en mer, des produits toxiques
et des produits douteux ?
10.Cette réglementation, à votre avis, est-elle respectée ?
11.D’où proviennent les chinchards (Mpiodi) ?
12.Peux-tu définir le mot canopée ?
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